• EN
    • Niger
    • Niger
    • Niger
    Niger

    Niger

    Partager cette page
    Suivez nos équipes sur le terrain

    27932

    ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS SOIGNÉS CONTRE LE PALUDISME

    41867

    ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS TRAITES POUR MALNUTRITION

    148439

    ACCOUCHEMENTS

    POPULATION

    18,000,000

    millions d’habitants


    TAUX DE MORTALITE MATERNELLE

    553

    décès sur 100 000 naissances


    TAUX DE MORTALITE INFANTO-JUVENILE

    96

    décès pour 1000 enfants

    CONTEXTE PAYS

    Pays sahélien enclavé, le Niger est directement affecté par le climat sécuritaire volatile des pays frontaliers, dont le Mali, la Libye et le Nigeria. Durant le premier trimestre de 2016, l’activité de groupes armés dans le bassin du lac Tchad a engendré un afflux 121 400 déplacés internes, 14 000 retournés du Nigéria et 105 000 réfugiés nigérians dans la région de Diffa en décembre 2016.


    Si la mortalité infantile a diminué de près de 45% depuis 2009, le Niger continue de faire face à une crise nutritionnelle chronique. Au niveau national, les enquêtes nutritionnelles présentent des taux de prévalence de la malnutrition aiguë sévère largement supérieurs aux seuils d’urgence fixés à 2% par l’Organisation Mondiale de la Santé. A cette situation s’ajoute le risque d’épidémies telles que la rougeole, la méningite, le choléra le paludisme, des maladies qui affectent surtout les populations les plus vulnérables.

    NOS PARTENAIRES


    ALIMA travaille depuis 2009 avec l’ONG nigérienne BEFEN (Bien Être de la Femme et de l’Enfant au Niger) qui est un acteur majeur en matière de santé maternelle et infantile dans le pays.

    OPÉRATIONS

    A Mirriah (région de Zinder) et Dakoro (région de Maradi), ALIMA et BEFEN collaborent avec les autorités sanitaires pour réduire la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Les équipes médicales fournissent des soins gratuits aux enfants souffrant de malnutrition aiguë et assurent la prise en charge des enfants hospitalisés dans les services de pédiatrie des deux hôpitaux de référence. Ainsi, des pathologies telles que le paludisme, la diarrhée ou les infections respiratoires aiguë sont prises en charge gratuitement.


    Le paludisme est la principale cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans entre juillet et décembre. Afin de prévenir la maladie, 30 000 enfants de moins de cinq ans ont bénéficié de la chimioprévention saisonnière du paludisme (CPS) permett􏰁ant de réduire de plus de la moitié les cas de paludisme ainsi que les complications. A Mirriah et Dakoro, 40 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ainsi que 79 000 patients atteints de paludisme ont été soignés en 2016.


    Les 1000 premiers jours, déterminant pour la santé de l’enfant


    En 2016 dans le district de Mirriah, ALIMA et BEFEN ont accompagné près de 20 000 mères et 40 000 enfants en leur offrant un ensemble de soins préventifs et curatifs au cours des 1000 premiers jours depuis la conception. Durant cette période, qui s’étend de la conception aux deux ans de l’enfant, celui-ci est particulièrement vulnérable à des pathologies telles que le paludisme, la diarrhée ou les infections respiratoires aiguës, ainsi qu’à la malnutrition. Elles peuvent nuire fortement à son développement futur. C’est dans le but de prévenir la malnutrition et les maladies pédiatriques associées qu’ALIMA et BEFEN mettent en oeuvre ce projet afin de permettre à l’enfant d’atteindre l’âge de deux ans dans les meilleures conditions possibles.


    Dépistage de la malnutrition par les mères


    Au Niger, 148 000 mamans ont été formées au diagnostic de la malnutrition à l’aide d’un petit ruban gradué (appelé MUAC) qui permet d’évaluer l’état nutritionnel des enfants. L’implication des mères dans le dépistage de la malnutrition permet ainsi d’identifier plus tôt les enfants malades et de diminuer de façon significative le nombre d’enfants hospitalisés.


    Épidémie de fièvre de la Vallée du Rift


    En août 2016, une grave épidémie de fièvre de la Vallée du Rift afrappé la région de Tahoua. La fièvre de la Vallée du Rift est une maladie transmise principalement aux hommes au contact de substances animales infectées telles que le sang ou d’autres fluides ou organes. Elle se répand aussi par la consommation de lait cru, un aliment important chez les nomades de la région. La fièvre peut aussi se transmettre à la suite de piqûres de moustiques


    ALIMA et son partenaire BEFEN (Bien Être de la Femme et de l’Enfant au Niger) ont fourni gratuitement des soins médicaux aux personnes suspectées d’avoir la fièvre de la Vallée du Rift à Tchintabaraden, la zone la plus touchée par l’épidémie. Un centre de traitement de 40 lits a été ouvert en septembre pour répondre au nombre croissant de cas suspects.


    Les équipes médicales ont admis 346 patients pour le traitement au centre entre le 21 septembre et le 5 janvier 2017. Le Ministère de la Santé a annoncé un total de 375 cas suspects. L’épidémie a fait 30 décès au total dans le pays, dont 19 ont été enregistrés avant l’ouverture du centre de traitement.