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    Le sourire d'Aminata, sage-femme en Mauritanie

    Le sourire d'Aminata, sage-femme en Mauritanie

    Le sourire d'Aminata, sage-femme en Mauritanie
    Bienvenue à Mbera!

    Aminata, c’est le genre de personne qui vous embarque avec son sourire.

    Sage-femme mauritanienne de la ville de Rosso, à la frontière sénégalaise, elle est venue ici, à Bassikounou, à 80 km environ de la frontière avec le Mali pour son travail.

    Au Centre de Santé du camp de Mbera - le camp de réfugiés de Mauritanie, Aminata encadre le service de santé maternelle. Elle aime son équipe - la même depuis 2016.

    Au total, ce sont 5 matrones et 5 sages-femmes et 4 hygiénistes qui qui effectuent des services de rotation afin de pouvoir assurer en permanence les soins en santé maternelle - soit en santé sexuelle et reproductive -, tels que les consultations pré et post-natales, indispensables pour réduire la mortalité infanto-maternelle. Depuis janvier 2019, avec son équipe elles ont notamment assisté  495 accouchements et effectué 1874 consultations prénatales entre le 1er janvier et le 31 mai 2019.

    NAÎTRE RÉFUGIÉ

    Malgré la chaleur; il fait plus de 45 degrés, Fatimatou est sereine. Elle regarde son bébé, une petite fille, qui vient de naître sous les regards bienveillants de sa maman et de l'équipe d'Aminata.

     C’est le troisième de ses enfants qui est né dans ce camp. La matrone Namatou qui travaille avec ALIMA a heureusement pu accompagner Fatimatou durant ses trois grossesses et l’équipe médicale offrir gratuitement un suivi de qualité malgré les conditions de vie difficiles.

    Aminata est fière de ce que fait ALIMA ici, en assistant les réfugiés qui en ont vraiment besoin. 

    "Sans cette aide, ce serait vraiment très compliqué. C’est un endroit reculé, alors ça sert pour ne pas laisser les gens sans rien, sans aide médicale. Travailler en santé maternelle, c’est un rythme où tout va très vite. Il faut pouvoir être toujours là et réagir vite, sinon on perdrait beaucoup de mamans et de bébés."

    Depuis Janvier 2019, ALIMA a repris les activités médicales gérées auparavant par Médecins sans Frontières, dans cette région au contexte encore très volatile, car tributaire de l’évolution de la situation sécuritaire à ses frontières, des conditions d’exploitations rurales difficiles compte tenu des aléas climatiques, et où le seuil d’urgence de malnutrition est toujours dépassé.

    Alors que la moughaata (département) de Bassikounou compte près de 51.000 habitants, les réfugiés Maliens du camp de Mbera seraient près de 57.000 (chiffres UNHCR, mai 2019). 

    En appuyant 7 structures de santé dans les environs, ALIMA permet de garantir une couverture médicale de qualité et gratuite pour tous les réfugiés Maliens ainsi que pour une large part de la population mauritanienne elle-même en difficulté. En ce qui concerne la population hôte, nous ciblons en priorité les plus vulnérables que sont les enfants de 0 à 15 ans, les femmes enceintes et allaitantes.  

    UNE ÉQUIPE BIEN ÉQUIPÉE

    Avec son échographe portable, Aminata est bien équipée et peut visualiser une grossesse pour connaître l’âge et le sexe de l’enfant, vérifier la bonne position du bébé et que le placenta soit par exemple bien situé. Cela lui permet aussi de contrôler la quantité de liquide amniotique, de détecter d’éventuelles malformations manifestes, d'écouter le bruit du cœur foetal (BDCF). 

    Aminata utilise aussi cet appareil lors de ses consultations post-natales puisque l'on considère toujours qu'il s'agit de consultations gynécologiques jusqu'à 42 jours après l'accouchement. Elle s'assure que la jeune maman ne présente pas de kyste ou de fibrome, regarde l’état de ses reins, de son foie, etc. 

    Ce qu’elle aime par-dessus tout dans son travail c’est aider à donner la vie: 

    "9 mois de grossesse, c’est long. Le jour de l’accouchement doit être une délivrance, alors je dois faire de mon mieux pour que tout se passe bien. Je sais combien dans ces moments là, je sers à quelque chose."

    C'est ça le sourire d'Aminata.

     Ce qu’elle préfère c’est le premier cri de l’enfant, ça lui fait vraiment plaisir.

     "C’est un soulagement, de savoir que l’enfant va bien et que la maman n’a pas souffert en vain en accouchant. Il y a cette chaleur humaine, c’est ça qui fait une personne, une émotion. Ici, dit-elle, on ne collectionne pas les choses, mais les moments, les moments de vie."


    De janvier à mai 2019, ALIMA a pris en charge 28 378 patients. Parmi eux, 7 535 avaient moins de 5 ans.

    *Crédits photos: Youness Mohamed / ALIMA


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