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    5889

    ENFANTS SOUFFRANT DE MALNUTRITION PRIS EN CHARGE

    6661

    ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS TRAITES

    11864

    MERES FORMEES A LA DETECTION DE LA MALNUTRITION

    POPULATION

    18,900,000

    millions d’habitants


    MORTALITÉ INFANTO-JUVÉNILE

    89

    décès pour 1000 naissances


    MORTALITÉ MATERNELLE

    371

    décès pour 100 000 naissances

    CONTEXTE PAYS

    Situé sur une bande sèche et aride du Sahel, le Burkina Faso est un pays à risque élevé de maladies contagieuses telles que la méningite et la rougeole, et présente un taux élevé de paludisme. En raison de l’insécurité alimentaire, les enfants souffrent de crises alimentaires chroniques.


    En 2016, le taux de malnutrition aiguë globale était de 8,2 % à Yako et 6,5 % à Boussé, le taux de malnutrition aiguë sévère était de 1,9 % à Yako et 1,2 % à Boussé. Les causes les plus fréquentes de mortalité infantile sont le paludisme, les infections respiratoires et la diarrhée, chacune de ces maladies étant exacerbée par la malnutrition.

    NOS PARTENAIRES

    Depuis 2012, ALIMA travaille en partenariat avec Keoogo, une association de protection des enfants des rues et SOS Médecins BF, une ONG médicale spécialisée dans la réponse aux urgences médicales, la prise en charge du VIH/Sida et l’offre de soins de santé en milieu carcéral.


    Ce partenariat appuie le ministère de la Santé en organisant régulièrement des formations afin d’améliorer de façon durable la qualité des soins.

    OPÉRATIONS

    ALIMA et ses partenaires ont soutenu 82 centres de santén dans les districts sanitaires de Yako (région du Nord) et Boussé (région centrale) en 2016, en fournissant des services tels que l’hospitalisation pour traiter le paludisme et la malnutrition sévère, ainsi que des soins ambulatoires. Plus de 900 enfants souffrant de malnutrition sévère ont été hospitalisés et plus de 4 000 ont été pris en charge avec des soins ambulatoires.


    Les équipes ALIMA / Keoogo / SOS Médecins ont participé à une campagne pour administrer le traitement de Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier (CPS), qui a protégé 32 000 enfants âgés de trois mois à cinq ans à Boussé et soigné plus de 78 000 enfants à Yako contre le paludisme. Grâce au traitement de chimio-prévention du paludisme saisonnier, une diminution importante du nombre de cas de paludisme simple et grave a été rapportée.


    En plus des soins médicaux, près de 55 000 mères ont été formées pour détecter la malnutrition chez leurs enfants au moyen d’un simple ruban à code couleur, dans le cadre d’une campagne de formation « Le MUAC pour les mères ».


    Suite à la déclaration d’une épidémie de fièvre de dengue en novembre 2016, l’équipe ALIMA / SOS Médecins / Keoogo a offert des soins gratuits aux patients souffrant de dengue à l’hôpital universitaire Yalgado Ouédraogo et dans deux autres hôpitaux de district à Ouagadougou. Plus de 70 cas suspects de dengue ont été admis pour un traitement à l’hôpital entre le 18 novembre et le 26 décembre. ALIMA et ses partenaires ont également fourni 2 100 tests de diagnostic rapide et ont formé près de 300 travailleurs de la santé à la détection et à la prise en charge de la dengue.


    En plus des soins médicaux, ALIMA, en partenariat avec l’Université de Copenhague et Médecins Sans Frontières (MSF), a publié les résultats d’une étude de recherche qui a débuté à Yako en 2013, connue sous le nom TreatFOOD, visant à évaluer l’effet de différentes formules de compléments alimentaires. Les résultats ont montré que les suppléments nutritionnels à base de lipides ont donné les meilleurs résultats en termes de gain de tissu maigre et conduisaient au pourcentage le plus élevé d’enfants qui se rétablissent, par rapport à la farine fortifiée, sans mener à l’excès de graisse.


    En novembre 2016, à Yako, ALIMA a également lancé une étude appelée « MUAC Only. » En plus du dépistage précoce de la malnutrition à l’aide du ruban MUAC utilisé par les mères, la recherche comprend l’utilisation du ruban comme étant le seul critère anthropométrique admissible dans le programme de traitement de la malnutrition aiguë, tout en augmentant le seuil d’admission et en réduisant progressivement les rations alimentaires thérapeutiques fondées sur le statut MUAC. L’objectif est de déterminer si ce protocole simplifié de traitement de la malnutrition aiguë permettra de doubler le nombre d’enfants recevant un traitement au stade le plus précoce de la malnutrition, sans augmentation significative des coûts, tout en maintenant des normes de qualité pour un programme de nutrition qui fonctionne bien en termes de proportion d’enfants guéris et de couverture du programme.